Balzac La Comédie Humaine Analyse de texte Etude de l'œuvre 100 analyses de texte de la Comédie Humaine de Balzac Description détaillée des personnages Classement par 7 types de scènes 26 tomes étudiés en détail

Eugénie Grandet

LA COMEDIE HUMAINE – Honoré de Balzac Ve volume des œuvres complètes de H. DE BALZAC par Veuve André HOUSSIAUX, éditeur, Hébert et Cie, Successeurs, 7, rue Perronet, 7 – Paris (1877)

Scènes de la vie de Province
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          Eugénie Grandet

  EUGENIE GRANDET 

Oeuvre publiée en 1833  

Fournit le tome I des Scènes de la vie de province qui complètent la série des Scènes de la vie privée déjà publiées et les Scènes de la vie parisienne annoncées quelques mois plus tôt.    

Œuvre dédiée : A MARIA Que votre nom, vous dont le portrait est le plus bel ornement de cet ouvrage, soit ici comme une branche de buis bénit, prise on ne sait à quel arbre, mais certainement sanctifiée par la religion et renouvelée, toujours verte, par des mains pieuses, pour protéger la maison. De Balzac. Il s’agit en fait d’une dédicace faite à deux femmes : Marie du Fresnay, avec qui Balzac avait une liaison au moment du roman et le nouvel amour dans lequel Balzac venait de s’engager en la personne de Mme la comtesse Ewelina Hanska, polonaise.

Analyse Eugénie Grandet est le plus connu des romans de Balzac. C’est un classique que l’on explique en classe. A l’inverse du Père Goriot, presque aussi célèbre, il a le mérite d’être inoffensif. Les mauvais exemples représentés dans le roman du Père Goriot sont porteurs pour l’Education nationale d’un modèle exécrable de la Société. Eugénie Grandet est pour beaucoup de contemporains l’œuvre la plus parfaite d’Honoré de Balzac – au grand dam de son auteur qui a fini par retenir dans l’appréciation de cette critique que celle-ci sous entend une sorte de censure à l’égard de tout le reste de son œuvre. On le félicite perfidement à cette occasion de toutes les qualités qu’il n’a pas, la délicatesse, la mesure, la sobriété. Les balzaciens ont fini par penser comme lui. Dans leur classement, Eugénie Grandet n’occupe plus cette place éminente qu’il a tenue pendant si longtemps. Mme Nicole Mozet commence une excellente préface qu’elle a écrite pour ce roman par cette phrase significative  :  » Eugénie Grandet est un peu victime de sa réputation de chef-d’oeuvre. » Et, elle prouve avec talent qu’il faut se défendre de cette prévention. Balzac, dans une préface, avait défini les caractéristiques et les difficultés d’un tel sujet. La vie de province expliquait-il, est en apparence calme, monotone, immobile. Mais sous cette uniformité se cachent souvent des passions violentes et des caractères abrupts. C’est ce contraste qui crée la matière de tout roman localisé en province. Il y a toutefois, une particularité des Scènes de la vie de province et qui, à ce moment de la construction de son œuvre, n’est pas encore visible : par leur localisation, ces scènes de la vie de province seront toujours difficiles à relier aux différents groupes de personnages qui composent La Comédie Humaine. La difficulté ne se pose pas à propos d’Eugénie Grandet parce que Balzac en 1833 n’a pas encore eu l’idée de faire circuler ses personnages d’un roman à l’autre. Mais il est évident qu’il y a déjà dans Eugénie Grandet une unité d’action et une unité de milieu qui rendront difficile plus tard le rattachement du roman à l’ensemble dramatique de La Comédie Humaine. Toute « scène de la vie de province » est exposée à être une fresque isolée. Contrairement à ce qui caractérise les autres romans des Scènes de la vie de province, le milieu local, dans Eugénie Grandet, est décrit d’une manière succincte. Réduit au choeur comique des partisans du banquier des Grassins et de ceux du président Fritot, il n’existe pour ainsi dire pas. Il n’y a pas d’autre intrigue que les manoeuvres patientes des deux familles pour faire le siège de la dot d’Eugénie Grandet. Cette ambition est simple. Balzac ne cherche pas à la compliquer. Ce qu’il décrit à Saumur, ce n’est pas un grouillement d’ambitions, ni une bataille rangée : c’est une assemblée de spectateurs qui regardent et admirent les coups, c’est presque une nature morte de produits provinciaux. Comme tous les événements ne sont que des mouvements presque imperceptibles, des signes qu’on perçoit dans ce silence, la tâche du romancier consiste à faire comprendre l’importance de ces signes, et non seulement à les faire comprendre, mais à les rendre pathétiques. Dans cette tragédie domestique chaque mouvement doit être « décodé » et le drame ne sera qu’une suite de mouvements symboliques qui ne sont que des indices et qui tous, parce qu’ils sont des indices, deviennent des événements. C’est ce que Balzac appelait des préparations, terme qu’il emploie chaque fois qu’il explique la structure de ses romans. Ses expositions au début du récit, ses descriptions minutieuses, ses portraits ont toujours pour objet de montrer la valeur des enjeux. La psychologie de Balzac consiste très souvent à montrer ce que Stendhal appelait une cristallisation. Stendhal appliquait ce mot à la naissance de l’amour. Balzac l’applique à la naissance et à l’invasion en nous de tous les sentiments, de toutes les idées qui deviennent peu à peu des idées fixes. Une idée fixe, c’est pour lui un sentiment ou un désir ou une ambition auxquels on a donné une telle valeur qu’ils deviennent l’essentiel de la vie, l’objet sans lequel on ne peut pas vivre. L’or pour le père Grandet, l’amour du fiancé imaginaire pour Eugénie, ses filles pour le vieux Goriot deviennent les pôles de toute leur vie, les objets exclusifs, enjolivés par leur imagination, auxquels ils s’attachent de toutes leurs forces, qui leur sont plus précieux que leur vie, qui sont leur vie même. C’est cet envoûtement que Balzac appelle dans ses préfaces  » la peinture d’un sentiment  » ou  » la peinture d’une passion « . Ces expressions s’appliquent très bien à Eugénie Grandet où l’on trouve à la fois  » la peinture d’une passion  » et  » la peinture d’un sentiment  » : où le drame naît de l’affrontement entre l’une et l’autre. La passion  » peinte  » chez Grandet montre un  » avare « . Grandet est devenu l’image même de l’avarice. Mais, en même temps, et c’est ce qui fait la force et l’individualité du personnage, son génie n’est pas seulement de ne rien dépenser, c’est un génie de spéculateur. Il a compris que les périodes révolutionnaires ont pour principal résultat d’enrichir ceux qui savent s’en servir. Il a compris qu’en temps de révolution, il faut acheter et il faut vendre. Les millions de Grandet résultent dans le passage et l’empreinte de vingt ans d’histoire de France dans un département viticole. Il a joué la chute de l’Empire en stockant sa récolte de 1811, il joue le succès de la Restauration en achetant des fonds publics qui sont au plus bas, il joue la fin de la prospérité en les revendant au-dessus du pair, à 115. Mais le personnage principal du roman reste Eugénie Grandet, née de l’imagination de Balzac : il était dans la nécessité, dans la fatalité d’apporter à l’existence morne d’Eugénie, un attachement d’imagination. Cet amour qui naît en elle pour son cousin, et se développe avec tant de rapidité et enflamme tout, ne trouve aucune résistance.  C’est simplement un cas particulièrement saisissant de ce phénomène auquel Balzac rattache tout : la puissance de l’idée unique, de l’idée fixe, du sentiment unique dans un milieu parfaitement vide. L’histoire d’Eugénie Grandet raconte l’histoire d’un sentiment qui remplit toute une vie, qui lui donne sa couleur et sa ligne comme destinée : la passion de l’or chez son père, la passion amoureuse pour Eugénie. Rien n’est plus important que leurs propres obsessions. L’histoire révélera que l’ingratitude de celui qu’elle a aimé, la déception, la méchanceté des hommes lui apporteront cette fermeté que l’instinct donnait à son père. Finalement, elle lui ressemble : tout lui est devenu indifférent, sauf ce qui touche à son obsession. C’est par cette signification qu’Eugénie Grandet rejoint La Comédie Humaine. Le roman est hors du circuit, il est même hors des préoccupations directrices de La Comédie Humaine, car un avare ne prouve rien contre la civilisation de l’argent. Mais Balzac, déjà, ne pouvait créer une situation sans qu’elle se rattachât aux lois les plus profondes de son art ; et il ne pouvait créer un personnage sans qu’il correspondit à sa conception de l’homme et de la marche des passions. C’est par là, qu’ Eugénie Grandet est un grand roman de Balzac : mais Sainte-Beuve ne pouvait pas deviner l’ensemble auquel il se rattachait.

L’Histoire Le père Grandet est un avare pur, celui qui ne pense qu’au gain, qui s’épanouit dans le gain et la spéculation. C’est un spéculateur de génie. Il a compris que les périodes révolutionnaires ont pour principal résultat d’enrichir ceux qui savent s’en servir. Ce vigneron, fort, trapu, carré, manipulateur qui flaire et fait des acquisitions à ses heures (marchand de bien) sur la peur de tous face à des temps troublés par un régime politique chancelant, et à coups de pots-de-vin. Grandet a toujours du vin dans ses caves quand on cherche du vin. Il a du blé quand on cherche du blé, de l’or quand l’or est en hausse. Il a compris qu’en temps de révolution, il faut acheter et il faut vendre. Le père Goriot avait fait fortune dans le marché illégal des farines en 1792, en donnant des commissions aux politiciens. La fortune de Grandet n’est pas le magot d’un paysan avide qui a su acheter de la terre, c’est le passage et l’empreinte de vingt ans d’histoire de France dans un département viticole. Il a joué la chute de l’Empire en stockant sa récolte de 1811, il joue le succès de la Restauration en achetant des fonds publics qui sont au plus bas, il joue la fin de la prospérité en les revendant à des prix exorbitants. Son secret : ce n’est pas seulement d’amasser – son génie est dans le coup d’œil, dans sa certitude, dans son sang-froid. Dans la vieille maison froide et humide des Grandet, la famille vit dans la monotonie des usages de chaque jour. La régularité immuable des gestes, le retentissement de chaque changement dans cette vie monastique, l’autorité absolue de ce père despotique et intolérant qui contrôle tout dans sa maison ; de la distribution des provisions à la somme au centime près qui servira au budget domestique. Cet homme qui exerce une autorité absolue sur sa famille et sur sa seule domestique est le seul possesseur des clés

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      Eugénie Grandet

de toute la maison. L’or pour le père Grandet, la passion d’Eugénie pour son cousin deviennent les objectifs de toute leur vie. Ce roman pauvre en événements raconte l’arrivée du cousin ruiné et des fiançailles secrètes qui y sont conçues entre ce jeune homme et Eugénie. Le cousin part à l’étranger pour rétablir à la fois l’honneur de sa famille et sa fortune mangée par un père commerçant aimant trop la vie et qui s’est suicidé à la connaissance de sa faillite. Le temps, les années passent, elle attend le retour de l’élu. Ce sentiment d’amour tout puissant se transforme en idée fixe et constitue désormais toute sa vie. Elle attend pendant que son père la maudit pour avoir donné à son cousin les pièces d’or qu’elle avait reçues pour ses anniversaires ; puis tout s’apaise, le temps passe, sa mère meure épuisée par le joug et la maltraitance avaricieuse du vieil homme – son père meurt et elle reste seule     immensément riche. Après sept années de patience, elle apprend que son cousin ne l’a pas attendue et qu’il va se marier à une jeune femme du monde. En effet, plus intéressé qu’il n’y paraît, Charles pense grossir sa fortune en épousant Madame la marquise d’Aubrion – sensible aux apparences, et au vu de la misère dans laquelle il a vu vivre sa cousine, il ne sait pas qu’Eugénie est cent fois plus riche que lui. Tout est fini pour Eugénie. Toutes ses attentes se sont passées pour rien en soirées monotones d’un bout à l’autre – un décor immuable où les figures vieillissent, où la mort passe mais sans rien changer de la vie de chaque jour. Eugénie maintiendra les traditions et les habitudes rattachées à sa vie. Dans la vieille maison on continuera à allumer le feu le même jour de novembre, on distribuera le matin les mêmes provisions, on percevra les fermages selon les mêmes rites. Le soir dans la vieille salle à manger des Grandet, se retrouve, vieilli, le cercle des Graissinistes et des Cruchotins. Eugénie, douce, triste et désespérée reste effacée, semblable à la jeune fille des premières pages vieillit, marquée imperceptiblement par ses illusions perdues et les malheurs de la vie. Elle vit comme avait vécu jadis sa mère. L’ingratitude de l’être aimé, la méchanceté des hommes, les déceptions l’ont rendues plus forte et transmis cette fermeté que l’instinct donnait à son père. Elle lui ressemble, tout lui est devenu indifférent. Elle finira par épouser sans sentiments et pour des raisons de convenances le président de Bonfons, neveu de Cruchot. Riche de 19 millions, elle effacera la dette de son oncle en payant les 3 millions dû par son cousin et chargera son futur époux de remettre à Charles la toilette laissée en gage.

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             Père Grandet

Comment est né ce roman ? Il y a une histoire autour du personnage d’Eugénie Grandet qu’éclaire surtout le caractère de Balzac. Quand Balzac commença Eugénie Grandet, il confia à sa sœur Laure le secret de sa dernière liaison : une douce et gentille jeune fille qui n’exige ni correspondance, ni les exigences des autres femmes et qui, passionnée de l’écrivain luit dit : « – Aime-moi un an, je t’aimerai toute ma vie ». Elle était mariée, portait le nom de Marie du Fresnay. Cet amour confortable méritait un hommage : Ce fut Eugénie Grandet. Lorsqu’il rencontra pour la première fois à Neuchâtel, Madame Hanska, Balzac oublia aussitôt la « gentille Madame du Fresnay ». Aux yeux de Balzac, l’amour fidèle d’Eugénie Grandet eu alors un autre sens : il représenta l’amour fidèle dans lequel l’auteur venait de s’engager envers sa comtesse polonaise. Le lien fait double emploi. Balzac s’en tire par une dédicace équivoque : « à Maria » – Mme Hanska se reconnut sous cette appellation et Maria du Fresnay trouva délicate cette utilisation de son prénom. En fait, la véritable Eugénie Grandet n’est aucune de ces deux personnes – elle est issue de l’imagination de Balzac : son amour pour son cousin est comme la passion de son père pour le gain. Le milieu : une existence monotone, sans événements. La mère sur sa chaise à patins chaque après-midi près de la fenêtre et sa fille auprès d’elle, sur son petit fauteuil, depuis sa douzième année, et tous ces après-midi passés ainsi dans la « salle ». Chaque semaine, la grand messe et, le soir, la partie de loto. Quel terrain que cette vie muette, recluse, immobilisée dans ce mouvement d’horloge. La passion pour ce cousin qui tombe du ciel se trouve dans la nécessité, dans la fatalité de cette existence – un attachement d’imagination. Ecrasée sous une fortune immense dont elle n’a connaissance, prisonnière de l’étiquette de la maison Grandet, Eugénie se compose un monde imaginaire. Avec elle grandit et se fortifie son sentiment pour son cousin. Passion qui devient toute sa vie, qui soutient toutes ses pensées et qui lui dicte ses actions : elle donne tout son or à son cousin, ce fiancé qui est allé reconquérir la fortune familiale perdue de l’autre côté des mers. Paris, septembre 1833

Source analyse : Préface, étude recueillie d’après le texte intégral des œuvres de la Comédie Humaine (tome VIII) publié par France Loisirs 1985 sous la caution de la Société des Amis d’Honoré de Balzac.

Les personnages  Félix Grandet : Propriétaire à Saumur, né en 1750, mort en 1827. A épousé une La Gaudinière, née en 1770, morte en 1822, d’où une fille , Eugénie née en 1796 qui épouse vers 1828 Cruchot de Bonfons, magistrat. Félix Grandet a un frère, Victor- Ange-Guillaume, marchand de champagne, député-maire, mort en 1819. A épousé la fille naturelle d’un grand seigneur, d’où un fils Charles né en 1797. Charles épouse une Aubrion et devient ainsi comte d’Aubrion.* Communément appelé le Père Grandet – Maître-tonnelier – Homme malin, rusé, spéculateur, autoritaire et avare. En spéculateur avisé, il racheta dans l’arrondissement de Saumur, les biens du clergé vendu par la République française. Il eut ainsi pour un morceau de pain les plus beaux vignobles de la région, une vieille abbaye et des métairies. Passant pour un homme habile aux idées hardies, un républicain et un patriote, il fut nommé membre de l’Administration de Saumur. Il devint ensuite Maire de Saumur. Peu apprécié de Napoléon qui n’aimait pas les républicains, il quitta les honneurs municipaux sans regrets ayant fait fructifier ses intérêts sous son postulat. Madame Grandet : Descendante d’une branche des La Bertellière, elle est la fille d’un riche marchand de planches. Riche d’une dot de plus de 300’000 francs lors de son mariage avec Grandet elle sera réduite à un ilotisme complet, Mme Grandet, tyrannisée, vivra dans la crainte, sous l’autorité et le joug de son mari. Sèche, maigre, et de nature frêle et fragile, elle mourra des chagrins et des maltraitances dues à l’avarice de Grandet. Eugénie Grandet : Fille de M. et Mme Grandet qui nourrira une passion immodérée pour son cousin Charles. Intéressée plus par les sentiments du cœur que par la fortune elle vivra au travers de son amour imaginaire et sera toute sa vie malheureuse. Monsieur Cruchot : Notaire à Saumur chargé des placements usuraires de M. Grandet et espérant secrètement marier son neveu à Eugénie. L’abbé Cruchot : Dignitaire du chapitre de Saint-Martin de Tours, désireux également de marier son neveu à Eugénie. Monsieur de Bonfons : 33 ans, (1783-1829), neveu de M. Cruchot  – Président au tribunal de 1ère instance de Saumur et possesseur du domaine de Bonfons – dans l’attente de la succession de ses oncles : le notaire cruchot et l’abbé cruchot. Charles Grandet : Cousin ruiné d’Eugénie qui s’embarquera pour les Indes pour rétablir la fortune que son père à dilapidée suite à une vie dissipée et cause de son suicide. Monsieur des Grassins : le plus riche banquier de Saumur. Il se veut l’ami de Grandet en lui rendant une multitude de services et en acheter ainsi les faveurs. Madame des Grassins : Espère marier son fils Adolphe à Mademoiselle Eugénie et joue le jeu de son époux. Nanon : Cuisinière, ménagère, femme à tout faire et, l’unique domestique des Grandet. Aussi fidèle qu’un chien de garde, elle se donnera corps et âme pour cette famille. Inculte, de formes et d’une physionomie disgracieux, Nanon est rejetée de partout – toute sa vie durant elle sera reconnaissante à Grandet de lui avoir donné la place de cuisinière. Esclave du travail, elle ne se rendra jamais compte que Grandet l’exploite et n’en verra point les défauts.

Source généalogie des personnages: Félicien Marceau « Balzac et son monde » – Gallimard.

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