Balzac La Comédie Humaine Analyse de texte Etude de l'œuvre 100 analyses de texte de la Comédie Humaine de Balzac Description détaillée des personnages Classement par 7 types de scènes 26 tomes étudiés en détail

Vautrin

THEATRE DE HONORE DE BALZAC

XIXe volume des œuvres complètes de H. DE BALZAC par Veuve André HOUSSIAUX, éditeur, Hébert et Cie, Successeurs, 7, rue Perronet, 7 – Paris (1877) VAUTRIN Drame en cinq actes Vautrin est une pièce de théâtre écrite par Honoré de Balzac, représentée pour la première fois au théâtre de la Porte Saint-Martin le 14 mars 1840, et interdite le lendemain. Frédérick Lemaître, l’acteur qui devait jouer le rôle de Vautrin, avait eu l’idée de se grimer pour ressembler à Eugène-François Vidocq, de qui Balzac se serait inspiré pour son personnage. On trouva aussi une ressemblance forte avec le roi Louis-Philippe 1er, ce qui amena à l’interdiction de la pièce.  » Monsieur Honoré de Balzac (…) a ambitionné les palmes de théâtre. Il a créé pour la scène un type dont la hardiesse a provoqué une ardente polémique, beaucoup de bruit et de scandale : Vautrin, ce forçat philosophe qui faisait le bien à sa manière.  » Antony Méray en avait pourtant fait l’éloge les 20 avril et 7 mai de la même année dans Le Siècle. Cependant, le talent de dramaturge de Balzac a été reconnu plus tard. Et la pièce a été reprise de nombreuses fois au XXe et XXIe siècle notamment par le théâtre du Campagnol en 1987.

Analyse Il est difficile à l’auteur d’une pièce de théâtre de se replacer à cinquante jours de distance, dans la situation où il était le lendemain de la première représentation de son ouvrage ; mais il est maintenant d’autant plus difficile d’écrire la préface de Vautrin, que tout le monde a fait la sienne ; celle de l’auteur serait infailliblement inférieure à tant de pensées divergentes. Un coup de canon ne vaudra jamais un feu d’artifice. L’auteur expliquerait-il son œuvre ? Mais elle ne pouvait avoir que M. Frédérick Lemaître pour commentateur. Se plaindrait-il de la défense qui arrête la représentation de son drame ? Mais il ne connaîtrait donc ni son temps ni son pays. L’arbitraire est le péché mignon des gouvernements constitutionnels ; c’est leur infidélité à eux ; et d’ailleurs, ne sait-il pas qu’il n’y a rien de plus cruel que les faibles ? A ce gouvernement ci, comme aux enfants, il est permis de tout faire, excepté le bien et une majorité. Irait-il prouver que Vautrin est un drame innocent autant qu’une pièce de Berquin ? Mais traiter la question de la moralité ou de l’immoralité du théâtre, ne serait-ce pas se mettre au-dessous des Prudhommes qui en font une question ? S’en prendrait-il au journalisme ? Mais il ne peut que le féliciter d’avoir justifié par sa conduite, en cette circonstance, tout ce qu’il en a dit ailleurs. Cependant, au milieu de ce désastre que l’énergie du gouvernement a causé, mais que, dit-on, le fer d’un coiffeur aurait pu réparer, l’auteur a trouvé quelques compensations dans les preuves d’intérêt qui lui ont été données. Entre tous, M. Victor Hugo s’est montré aussi serviable qu’il est grand poète ; et l’auteur est d’autant plus heureux de publier combien il fut obligeant, que les ennemis de M. Hugo ne se font pas faute de calomnier son caractère. Enfin, Vautrin a presque deux mois, et dans la serre parisienne, une nouveauté de deux mois prend deux siècles. La véritable et meilleure préface de Vautrin sera donc le drame de Richard-cœur-d’éponge (1), que l’administration permet de représenter, afin de ne pas laisser les rats occuper exlusivement les planches si fécondes du théâtre de la Porte-Saint-Martin. Paris, 1er mai 1840.

L’Histoire La duchesse de Montsorel s’est vue dérober son enfant à la naissance par le duc son époux considérant ce dernier comme l’enfant du péché, celui-ci étant arrivé au monde sept mois après son mariage. La duchesse croit avoir retrouvé cet enfant en la personne de Raoul élevé par Vautrin son protecteur. Ce dernier souhaitant donner un beau parti à son orphelin et parvenir également à s’enrichir lui fait endosser un titre et des honneurs que ce dernier n’a pas afin de lui permettre d’épouser Ines la fille de la duchesse de Cristoval. Ines est attirée par Raoul mais la duchesse sa mère soupçonne un traquenard. De péripéties en péripéties, il s’avèrera que l’imposture de Raoul le fera reconnaître comme le fils légitime de la duchesse et du duc de Montsorel. Rien ne l’empêche désormais d’épouser Ines de Cristoval.  

1) Source analyse/histoire : Préface et histoire recueillies d’après le texte intégral des œuvres de la Comédie Humaine publié par, France Loisirs 1986, sous la caution de la Société des Amis d’Honoré de Balzac. 

2) Notes complémentaires : Encyclopédie universelle Wikipédia. 

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